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ÉGLISE NOTRE-DAME DU BON PORT DE GAVARNIE

Site et monument historiques ,  Eglise ,  Art sacré à Gavarnie, Gavarnie-Gèdre

  • Un hospice de Templiers ou de chevaliers de Saint-Jean de Jérusalem, destiné à assister les voyageurs passant le port de Boucharo, est mentionné par les sources dès 1257 et 1270. Cet établissement, devenu hôpital, disposait d'une chapelle, à l'origine de l'église paroissiale actuelle, et qui prend le vocable de Notre-Dame du Bon Port dès le XIVème siècle. C'est à cette époque que la chapelle pourrait avoir été agrandie. En effet, il semble que la partie nord de l'église soit plus ancienne...
    Un hospice de Templiers ou de chevaliers de Saint-Jean de Jérusalem, destiné à assister les voyageurs passant le port de Boucharo, est mentionné par les sources dès 1257 et 1270. Cet établissement, devenu hôpital, disposait d'une chapelle, à l'origine de l'église paroissiale actuelle, et qui prend le vocable de Notre-Dame du Bon Port dès le XIVème siècle. C'est à cette époque que la chapelle pourrait avoir été agrandie. En effet, il semble que la partie nord de l'église soit plus ancienne (XIIème siècle). On y distingue encore la base ancienne d'une tour qui supportait l'ancien clocher-mur et la cage de l'escalier en vis.
    À l'époque moderne, l'église connaît de nouveaux aménagements comme la mise en place d'une voûte en berceau brisé et l'installation du retable baroque dans le chœur. L'église est dotée d'une tribune avec galeries latérales.
    En 1820, les vestiges de l'ancien hôpital pouvaient encore se voir dans les abords de l'église. Les rigueurs du climat sont telles qu'à cette date l'église s'effondre par le milieu, entrainant le clocher. Un devis est établi en 1823 pour sa quasi reconstruction ainsi que l'adjonction d'une sacristie sur l'emplacement d'un ancien bâti carré attenant au sanctuaire. L'adjudication des travaux a lieu en janvier 1826. Pendant ce temps, le Sieur BELLOU de Gavarnie loue, pour 200 francs par an, une maison qu'il possède dans le village pour servir d'église et de presbytère provisoires. À nouveau effondrée pour malfaçons, la nouvelle construction de l'église doit être reprise après 1838. Un nouvel autel est mis en place en 1842. En 1851, il est décidé de reconstruire le clocher en réutilisant d'anciennes maçonneries solides au nord-est de l'église, ce qui permettra l'aménagement d'une chapelle supplémentaire. L'adjudication est passée en août 1854 mais les travaux s'éternisent jusqu'en 1878. Le percement d'un portail sur l'élévation sud et l'attribution d'une nouvelle tribune sont consécutifs à ces travaux (1884).
    En 1910, des vitraux de Louis GESTA sont installés. La toiture a fait l'objet d'une restauration récente.
    Concernant le mobilier de l'église, la statue de la Vierge à l'enfant en bois polychrome du XIVème siècle, classée monument historique, est le seul vestige du mobilier médiéval de l'église. Le retable néogothique est installé au XIXème siècle, contre l'élévation orientale, remplaçant un retable baroque plus ancien et contemporain des deux statuettes de pèlerins du XVIIème siècle qui sont aujourd'hui installés dans la chapelle nord.
    Une nouvelle campagne d'embellissement de l'église semble dater de la seconde moitié du XVIIIème siècle. Le maître-autel en marbre polychrome, le degré d'autel en marqueterie et plusieurs statues en bois polychrome conservées dans la nef en sont les témoins.
    En 1710, on pouvait admirer de nombreuses reliques accumulées par les Hospitaliers et dont le grand prieur de Toulouse réalise l'inventaire. On trouverait, dans l'église, ni plus ni moins que : une fiole du lait de la Vierge, un os du bras de saint Laurent, du bois de la croix de Jésus-Christ, du pain du miracle de la multiplication des pains, du bois de la verge d'Aaron, de la pierre de la table de la Cène, un os du crâne et une dent de saint Jean-Baptiste, des ossements de sainte Madeleine, du fer de la grille de saint Barthélémy et deux bâtons guérissant la rage. Autour de 1800, (témoignage de Ramond) : on peut voir les crânes de 12 "Templiers" (chevaliers de Malte) posés sur une poutre près de la tribune. Ils sont aujourd'hui installés dans une vitrine au fond de l'église, près du confessionnal.
    Une effigie contemporaine de Saint-Jacques a été installée récemment.
    L'église se trouve sur l'un des itinéraires menant à St-Jacques de Compostelle et de ce fait est classée au Patrimoine Mondial des Chemins de Saint-Jacques de Compostelle.

    Sources : patrimoines.laregion.fr / loucrup65.fr
Prestations
  • Accessibilité
    • Mobilité réduite
  • Tarifs
  • Gratuit